Né en 1970, Hat Sow est héritier des Hobos qui marque les maisons où il passe d'un signe pour indiquer si les repas y sont bons ou pas. Plongé avec résignation dans la numeric gadget-society, Hat Sow fait des photographies, avec les "entrées de gamme" de la grande distribution. Orgiaque désespéré, il attend avec impatience de faire des photos avec son grille-pain. Quand il ne pratique pas son art - ce qui est fréquent - il erre dans les supermarchés.
reliquaire
Sculptures / Reliquaires
Photographies numériques / Images pieuses
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Je perds mes cheveux et on m'a arraché plusieurs dents. Elles étaient gâtées, nous déclara Hat Sow de retour d'une série de pèlerinages dans les temples contemporains que sont les grandes enseignes de la super-consommation.
Les expositions passées de Hat Sow nous ont démontré qu'il était non pas le pourfendeur de la société dite trop simplement de consommation mais qu'il n'était rien d'autre que son hagiographe.
Pourtant, tel son empire, Hat Sow part en morceaux.
S'identifant à son sujet dont il n'a eu cesse de clamer la quasi-divinité jusqu'à y croire lui-même (et sans doute aussi pour affronter l'incommensurable culpabilité d'être l'assassin de son propre Dieu, en partie par la maladresse de ses propos, mais aussi par la maigreur de ses achats), Hat Sow rêve aujourd'hui le projet de devenir saint et prophète du Dieu de ces nouvelles églises que sont les épiceries géantes qui remplissent nos campagnes et nos villes de leurs riantes architectures aux couleurs si vives.
Encore novice dans sa religion, Hat Sow n'en était qu'aux courses de caddys et à l'émerveillement béat devant les têtes de gondoles lorsque sa consommation est devenue consomption. Le système sanguin abreuvé d'étranges graisses et de sucres tapis dans l'ombre rafraîchissante des sodas, le corps même d'Hat Sow, comme dans une transsubstantiation inversée, se désincarne en ramollissement, en dégradation moléculaire et macroscopique, dans un processus d'effritement qui, pour paraître lent, n'en est pas moins précipité.
Au fond, en matière de body-art et dans une certaine lignée d'une artiste comme Orlan, Hat Sow ressent cet effondrement comme une chirurgie par la mangeaille qui, loin de lui paraître inesthétique, se présente à lui comme divine.
"Car il n'est pas possible que, tout en gardant le sourire, autant d'êtres soient frappés des mêmes fléaux en une si brève période historique sans une explication au-delà de l'humain, c'est-à-dire divine. Mais c'est un Dieu cruel et, en plus, il m'en veut." Ainsi s'exprime Hat Sow.
C'est ainsi qu'il offre à son public la contemplation d'un ensemble de reliques personnelles des morceaux de lui-même qui s'effondre, essentiellement constitué pour l'instant de dents et de cheveux, premiers morceaux tombés prématurément. Ces pièces uniques sont présentées dans de petits reliquaires scellés avant d'avoir été transformées en images pieuses fabriquées, comme toujours chez Hat Sow, à l'aide d'un scanner bon marché, appelé "entrée de gamme" et auquel Hat Sow associe l'humilité du premier calice.
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Hommage au sucre Carie sur dent 1,7cm x 0,8cm
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photographies de téléphone
conversations d'appareil photo
photographies numériques, tirages sur imprimante
lectures
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Nouvelle machine étrange, le téléphone portable faisant appareil photo...
Eberlué de sa récente acquisition, Hat Sow utilise son téléphone pour faire un journal photographique de son quotidien, et il note de mémoire les conversations qu'il peut avoir avec son appareil photo.
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l'annonce
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ça c'est passé là
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il faut une chemise propre
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je cherche la voiture
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la leçon
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c'est dans le canard?
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la vie continue
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au centre médico-psychologique
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après le centre médico-psychologique
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c'est pas moi
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on attend le notaire
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my only friend
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Hat Sow à Paris
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Vagabond à ses heures, héritier des Hobos, Hat Sow part à Paris... Pour n'y trouver que des éléphants et des chemins de supplice.
Traitées avec un appareil numérique amateur puis "tripotées" au clavier de son PC avant d'être imprimées sur "l'imprimante la moins chère du marché", les photographies d'Hat Sow sont le résultat d'un regard que le désespoir a rendu euphorique.
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le dompteur de zèbres
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bel air
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peur de tout
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no way
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rencontre 3
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rencontre 7
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rue de Picpus, sur les pas des suppliciés 1
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rue de Picpus, sur les pas des suppliciés 2
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rue de Picpus, sur les pas des suppliciés 3
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rue de Picpus, sur les pas des suppliciés 4
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camerado
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